|
Rêve éveillé est une sorte de nébuleuse, constituée d'un ensemble de sites thématiques
concernant des passions, et d'autres sites au contenu plus général ou personnel... Le seul point commun de
tout ça est que ça me concerne de près ou de loin, moi Marc Lemonnier. C'est donc
ma page perso, voilà.
Mais pourquoi "Rêve éveillé" ? Je ne sais pas pourquoi, mais ça ne m'allait
pas d'appeler cet ensemble "La page perso de Marc Lemonnier". Alors c'est "Rêve
éveillé". Et puis, j'ai l'impression que cette expression
me correspond assez bien,
au grand bonheur
parfois, mais plus souvent au désespoir des gens qui m'entourent (voire de moi-même)
car il n'est pas toujours facile de compter sur un rêveur. Ca fait 40 ans que j'essaie de
m'organiser dans ma tête mais ça n'avance pas vite...
"Rêve éveillé" ne s'est pas construit en un jour, et je ne sais pas toujours ou
ça va, mais ça avance un peu tout le temps. Voilà comment tout a commencé.
J'ai commencé à bidouiller les sites web en 1995. C'était pour les besoins de mon
boulot d'alors (animateur dans un réseau associatif, et entre autre chargé par moi-même
de sensibiliser les membres à internet), mais ça m'a vite passionné. Pas pour les
aspects techniques mais pour la richesse de contacts que ça apportait.
Curieusement, pendant plus de 7 ans et tout en ayant accompagné la création de plus
de 60 sites web d'associations, je n'ai jamais pensé à utiliser cet outil pour faire
un site perso. Il a fallu pour cela que je quitte en 2001 mon travail associatif
et que je devienne musicien professionnel pour ressentir le besoin de créer un site
dans lequel je parle de ce que je fais en musique. C'est le site "Marc
Lemonnier, musicien", mis en ligne dans une version squelettique en 2002.
De mon métier d'avant, j'avais cru comprendre qu'un site web purement promotionnel,
qui se contente de décrire les "produits" d'une entreprise en vantant leurs mérites,
n'intéresse que bien peu les internautes. J'ai donc commencé à écrire dans ce premier
site d'une manière un peu plus personnelle, en abordant mes envies, mes démarches
musicales, mes méthodes d'enseignement.
Rapidement, j'ai constaté, ce qui ne m'a guère étonné, que les parties du site les
plus consultées étaient celles proposant une information pouvant être directement
utile au lecteur, à savoir mon expérience de fonctionnement de groupe de musique
et ma démarche d'écriture musicale, que je décrivais assez précisément. Suivant
le vent, je commençais à étoffer ces rubriques qui devinrent bientôt beaucoup trop
grosses et déséquilibrées. J'en fis mon second site web : "Créer et jouer de la
musique", qui devient en 2007 "Etre
musicien". Les retours furent rapides en riches, et me permirent de nouer
beaucoup de contacts passionnants.
Puis, un jour, en fouillant dans de vieux dossiers d'archives oubliés depuis longtemps
au fonds d'un placard, je dénichais un vieux document que j'avais écrit bien des
années auparavant pour servir de support à de petits stages de musique verte que
j'encadrais alors. J'y jetais un coup d'oeil à peine intéressé, et constatais avec
surprise qu'il était finalement assez riche. Je me demandais comment lui donner
une seconde vie au lieu de le laisser retourner à la poussière... La réflexion ne
fût pas longue, il donna lieu à un troisième site :
Musique verte.
Le nouveau succès de cette opération me poussa à réfléchir, cette fois de manière
plus structurée, à tout ce que j'avais créé dans ma vie et que je pourrais transformer
en site Web pour transmettre. Il y eut d'abord "Fabriquer
et jouer de la flûte de pan" (j'ai été fan de musique des Andes et je joue
de cet instrument depuis que j'ai 7 ans). Plus récemment, début 2004, j'ai pris
conscience que les centaines de partitions que je crée avec mon ordi sous forme
de fichiers MIDI (soit pour jouer avec mes groupes, soit pour les besoins de cours
de musique) constituaient une énorme richesse. Ca m'a demandé un peu plus de travail,
mais le site "Musiques du monde" (mes noms de site sont tous très originaux) est
né. Il deviendra en 2007 "Musiques
à partager", partie la plus consultée de rêve éveillé.
En parallèle, j'ai démarré deux sites plus intimes dans lesquels je parle de deux
passions qui occupent mes esprits presque à temps plein. Ce sont "La
montagne tranquille", et "Cévenne, Cévennes", devenu "Cévenne
vivante" en 2007.
A ce stade, j'ai commencé à réfléchir les choses un peu différemment. En gros, j'avais
un site professionnel ou je parlais de moi et de mes groupes de musique, et un certain
nombre de sites dans lesquels je livrais des infos ou des données utiles ou faites
pour être agréables. Je constatais bien sûr que cette dernière catégorie était énormément
plus attractive que la première. J'ai pourtant fini par comprendre que tous ces
sites constituaient bien, pourtant, une sorte de vitrine de mes activités et de
moi-même, et que leur existence était susceptible d'intéresser des gens à mon travail
alors même qu'ils n'étaient pas venus pour ça.
Encore mieux, je constatais que le fait de se livrer un peu, comme j'aimais de toute
façon le faire, était une vraie manière de lier un contact avec le lecteur de passage,
même si celui-ci est à la recherche de quelque chose de très technique. Et une fois
le contact lié, cette personne peut très bien en venir à s'intéresser à mon activité
professionnelle, et pourquoi pas à faire appel à mes services, ou à me mettre en
contact avec quelqu'un qui le pourra... J'ai d'ailleurs créé une page spéciale,
dans laquelle je propose à ceux qui en auraient envie de me rendre un petit service
s'ils ont tiré bénéfice ou plaisir de leur visite... C'est le lien "Si
ce site vous a été utile..."
Ce site est donc devenu, avec le temps, une sorte d'univers mêlant du personnel,
du professionnel, de l'intime et du technique, du promotionnel et du désintéressé...
C'est peut-être ça, pour moi, la réelle nouveauté d'Internet : cet outil me permet
de décloisonner les choses, de jouer sur tous les tableaux, sans chercher forcément
une logique que de toute façon le visiteur ne partagerait pas forcément...
Fin 2005, une nouvelle passion émerge, liée aux Cévennes mais plus locale encore
: la découverte historique, préhistorique, archéologique du petit territoire qui
entoure mon village. Comme d'hab', un site est mis en ligne : la
Can de l'Hospitalet. Mais cette fois, c'est une sorte de manuscrit en écriture
permanente, avec beaucoup d'infos en provenance de sources diverses, parfois non
vérifiées... peut-être donnera-t-il lieu à une publication papier d'ici quelques
années ?
Début 2007, Frontpage, le logiciel que j'utilise depuis 8 ans, est abandonné par
son concepteur Microsoft. A cette époque, le site compte environ 1500 pages. Leur
gestion en statique est devenue un calvaire, surtout pour moi qui ne m'intéresse
pas du tout aux aspects techniques de la création de sites web, si ce n'est pour
me faciliter la tâche d'écriture et de maintenance. Je bascule donc vers un nouvel
outil (Visual studio 2005) qui permet de mettre en place des pages dynamiques. J'y
passe des dizaines, des centaines d'heures, c'est épuisant ! D'abord parce que la
technique a gigantesquement évolué en quelques années, je dois tout réapprendre.
Mais aussi parce que, comme d'habitude, le fait de me préoccuper de la forme me
replonge inévitablement dans le fonds. J'ai envie de tout reprendre, de tout rédiger
d'une manière qui correspond mieux à mon instant présent. Et me voilà, des semaines
durant, parcourant malgré moi ma vie du regard pour m'en faire une nouvelle idée,
une nouvelle vision d'ensemble. J'y vois des choses que j'aime, et des choses qui
me déplaisent aussi. Je vais avoir du travail. Hé oui, c'est une drôle d'aventure,
une page perso, ça peut faire vraiment avancer sur soi-même, comme une sorte de
thérapie.
|