Stage « Monter un bal trad » dans une école de musique

Il s’agit de mettre en place avec les élèves et les profs d’une école de musique un répertoire de Bal Folk, et de terminer l’année en proposant ce bal au grand public. Ce projet s’adresse à toutes les écoles de musique, sans qu’il y ait besoin d’une « culture » trad préalable, le but étant justement de faire entrer le trad (musique et danse) dans des lieux où il n’est pas encore implanté.

Selon les envies, certains morceaux pourront être mis en place à 2, 3, 5, 10, 50 musiciens… ou plus encore. Le chant soliste ou choral fait partie intégrante du projet… La danse constitue également une autre facette fondamentale du projet : à un moment ou l’autre, les élèves seront amenés à danser sur les morceaux qu’ils jouent, ou à en faire danse d’autres. Fait quo peut en étonner certains : ça marche même avec les ados !

On peut arriver à impliquer plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de personnes dans un tel projet. Même les grands débutants peuvent y trouver leur place, dans des morceaux tout spécialement écrits pour eux.

Dans le cadre de ce type de projet, mon travail est le suivant :

  • proposer les morceaux du répertoire
  • en concertation avec les profs, arranger ces morceaux pour qu’ils correspondent aux instruments et niveaux des élèves
  • faire travailler ces morceaux aux élèves à l’occasion de mini-stages, et donner aux profs les indications pour qu’ils puissent prendre le relais durant les cours ordinaires. Ce travail se fait généralement à l’occasion de sessions programmées pendant certaines petites vacances scolaires, les mercredi après-midi ou les Week-end.
  • faire le lien à la danse
  • aider à l’organisation des bals intermédiaires ou finaux

Pour ne pas surcharger les élèves et les profs, on réfléchit le projet pour que les morceaux travaillés viennent en remplacement d’une partie du répertoire habituel, et que certains moments de travail ou d’examen ordinaires de l’année (ateliers de musique d’ensemble, auditions…) constituent des supports pour le projet. Mener un tel projet ne peut donc se faire que si l’équipe enseignante et la direction de l’école sont volontaires et impliquées.

A ces conditions, il s’installe dans l’école une ambiance très positive, tant au niveau des élèves qui connaissent généralement un regain de motivation, qu’entre les profs qui sont amenés plus encore que d’habitude, à travailler ensemble, et sur des projets et des modes d’organisation un peu différents de l’habitude. Les bals sont généralement de grands moments de bonheur et d’énergie, et les publics venus y danser s’y sont toujours retrouvés : il faut dire qu’il n’est pas courant de danser une bourrée auvergnate sur un ensemble de cuivres, ou un cercle circassien sur un quatuor à cordes !
Pour faciliter le travail à distance, je met en place dès le début de l’année un site web consacré au projet, ou les profs et les élèves trouvent toutes les partitions du répertoire, et peuvent les écouter pour aider le travail. Voyez par exemple le site du projet 2009 mené avec l’école de musique « Rives de Saône ». Vous pouvez aussi consulter les compte-rendus de ce projet sur le site web de l’école de musique Rives de Saône.
Selon l’échelle du projet, la taille de l’école… et vos finances, je peux mener ce projet seul, ou travailler avec l’un des groupes dont je fais partie : Bas les pattes, Solomalé, Garric… Nous sommes alors plusieurs musiciens à intervenir, chacun au plus près de ses compétences, pour un apport maximum vers les élèves et les profs.

Planning indicatif

Voilà comment peut se dérouler un tel projet sur l’année (mais tout est à préciser ensemble)

  • Mai-juin de l’année précédente : discussions sur l’orientation générale du projet avec la direction et les membres de l’équipe enseignante les plus intéressés.
  • Septembre : je viens pour une première rencontre avec l’équipe enseignante. On déchiffre ensemble quelques partitions, on discute de l’organisation générale du projet
  • Début octobre : mise en place du site web avec un premier lot de partitions arrangées selon les premières demandes des profs. Les profs commencent à faire travailler les premiers morceaux aux élèves
  • Vacances de Toussaint : première session de travail collectif mélangeant musique d’ensemble et danse. Mise en place d’un premier bal, avec une courte première partie assurée par les élèves avec les premiers morceaux déjà prêts. La seconde partie est assurée par Bas les Pattes (groupe dont je fais partie). Ce bal est généralement le premier bal trad auquel participent la majorité des élèves, de leurs familles… et des profs : découverte assurée !
  • Vacances de février : seconde session de travail, second bal intermédiaire. Première partie des élèves, la seconde partie est assurée par un groupe local.
  • Vacances de Pâques : troisième session de travail. Elle se termine par une première « générale » sur scène, répétition de tout le répertoire final, ce qui permet aux profs et aux intervenants de mesurer ce qui marche bien et ce sur quoi il faut mettre l’accent pour la dernière ligne droite.
  • Fin de l’année (vers le 20 juin) : répétition générale et bal final. 2h30 de répertoire joué par les élèves, pour un public de danseurs qui ont payé leur bal comme s’ils avaient affaire à n’importe quel groupe de trad amateur ou professionnel.

« A côtés » possibles du projet

Selon les envies, les demandes, il est possible d’enrichir le projet de plein de manières différentes :

  • Faire travailler ensemble plusieurs écoles de musique
  • Faire travailler l’école de musique avec des orchestres d’instruments traditionnels
  • Enregistrer certains morceaux, de manière professionnelle, pour graver un CD

Il y a tellement de possibles que je vous propose, si tout cela vous intéresse, de prendre contact avec moi pour en parler plus avant. A tout de suite !